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 Les accidents (le 18/05/2009 à 23h15)
Accidents de la route : une guerre pas comme les autres

Dix morts chaque jour : La journée nationale de la prévention routière ne peut que faire cet amer constat, les chiffres des accidents au Maroc sont alarmants.

Que ce soit en pertes humaines ou en coûts financiers, les accidents de la route sont un aspect dramatique dans notre pays qui caracole parmi les premiers dans le classement mondial des morts sur les routes.

Ainsi selon un communiqué, l'Observatoire national de la sécurité routière précise que le bilan des dix premiers mois de 2007 a connu une hausse de l'ensemble des indicateurs relatifs aux accidents de circulation, notamment du nombre des accidents (+9,02 %), du nombre des tués (+1,80 %), du nombre des blessés graves et légers avec respectivement +0,40 % et +9, 31 %.

Le nombre des tués durant la période 2004-2007 est passé de 3.683 en 2004 à 3.676 en 2007. Pour ce qui est du nombre des personnes grièvement blessées durant la même période, il est passé de 13.266 en 2004 à 12.101 en 2007.

Mohamed M'jid, en tant que parrain d'une journée organisée par l'association marocaine des jeunes usagers de la route (AMJR) a déclaré à notre confrère "Le Matin" :

"A mon avis, cette situation est due à la passivité de certains parties et la complicité des autres"

Mohamed M'jid

Coût dur

Selon les estimations des experts cette hécatombe coûterait à l'Etat marocain plus de 11 milliards de dirhams chaque année, soit 2,5 % du PIB !

Selon plusieurs experts, si aucune mesure novatrice de sécurité routière n'est entreprise, les chiffres continueront à augmenter pour atteindre en 2010 plus de 71 000 accidents corporels, soit une augmentation annuelle moyenne de 4%.

 

Des causes multiples

Selon les spécialistes, la sécurité routière repose sur trois piliers: l'état du véhicule, l'infrastructure et le comportement de l'usager. Excès de vitesse, surcharge, mauvais état des véhicules, non respect du code de la route, non port de la ceinture de sécurité, corruption à tous les niveaux, les griefs avancés sont multiples.

“Au Maroc, pour ce qui est des causes des accidents de la route, le facteur humain caracole en tête de liste, près de 80% des accidents sont dus à une erreur humaine, vitesse excessive et imprudence sont à 90% responsables de ce fléau”, rappelle le Comité national de prévention des accidents de la circulation.

 

Casques pour la vie

Le gouvernement a lancé en 2007 l'opération "un casque pour la vie" qui consiste à distribuer gratuitement 100.000 casques dans toutes les régions du Royaume pour un budget de 9,3 millions de dirhams totalement pris en charge par le Comité national de prévention des accidents de la circulation.

D'après les statistiques nationales, les conducteurs de vélomoteurs représentent 22,4% des taux de mortalité enregistrés dans les accidents de la circulation. Les vélomoteurs constituent 29,33% de l'ensemble des véhicules responsables des accidents corporels.

Et la réforme du code de la route ?

La réforme proposée par M. Ghallab en 2007 a fait long feu, fustigée par les syndicats des transporteurs routiers, et des taxis.

Ces derniers refusaient le principe du permis à points avec retrait des points, le montant des infractions, jugé trop élevé, et l'existence de peines d'emprisonnement.

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 La crise (le 18/05/2009 à 23h18)
Grave crise sur les marchés financiers La faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers suscite l’inquiétude des milieux d’affaires qui redoutent le déclenchement d’une crise économique à l’échelle mondiale. Cette crise, si elle survenait, pourrait avoir d’importantes implications sur le processus de paix au Proche-Orient.


Le 16 septembre 2 008, tous les journaux, aux quatre coins de la planète, ont fait leur Une principalement avec la faillite, spectaculaire,  de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, fondée il y a 158 ans, et par le rachat de Merill Lynch par la Bank of America.
Ces deux événements symbolisent les répercussions profondes de la crise américaine des «subprimes» ( prêts hypothécaires) sur la santé des marchés financiers internationaux. A tel point que, de Paris à Washington, en passant par Singapour et Tokyo, les quotidiens n’hésitent pas à prédire, du moins pour les plus pessimistes d’entre eux, une crise analogue à celle de 1929 ou, tout au moins, une récession économique grave.
Les plus optimistes espèrent que l’’intervention des différentes banques centrales et des institutions issues des accords de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale) permettront d’éviter le pire même si l’on doit craindre un très net ralentissement de la croissance économique mondiale et une hausse généralisée de l’inflation.
La très sérieuse crise traversée par l’économie américaine aura, quoi qu’il en soit, de profondes répercussions sur le plan politique et diplomatique. Elle introduit une nouvelle donne dans la course à la présidentielle américaine de novembre prochain,  alors que les candidats démocrate et républicain,  les sénateurs Barak Obama et John McCain sont au coude à coude dans les sondages.
Les deux hommes ont relativement peu d’expérience en ce qui concerne les questions économiques tout comme les candidats à la vice-présidence, le sénateur démocrate Jo Biden et la gouverneur républicaine de l’Alaska, Sarah Palin.
Les deux candidats prônent une refonte des mécanismes de contrôle de Washington sur les marchés et soulignent que l’économie américaine pouvait trouver en elle les moyens de surmonter l’épreuve.  Il n’en reste pas moins que la crise actuelle constitue pour les Républicains une mauvaise affaire. Le second et dernier mandat de George Bush Jr se termine sur une crise financière grave et cet échec pourrait bien profiter aux démocrates et redonner à Barak Obama un avantage dans la course à la Maison-Blanche.
La seconde conséquence de l’actuelle crise financière aux Etats-Unis est d’ordre diplomatique. Elle risque d’influer sur les principales questions en suspens dans l’arène internationale, principalement sur celles touchant à la situation au Proche-Orient.
On peut d’ores et déjà supposer que cette crise se traduira par une réduction drastique des dépenses publiques. Des coupes qui concerneront notamment la Défense. L’on voit mal dans ces conditions les Etats-Unis se lancer dans une coûteuse opération militaire contre le programme nucléaire iranien. Cette  intervention est d’ailleurs condamnée par plusieurs anciens responsables de la diplomatie américaine, Henry Kissinger, Madeleine Albright, James Baker et Colin Powell, dans un texte commun.
La crise financière risque surtout d’avoir un impact sur les négociations israélo-palestiniennes dont l’issue peut dépendre étroitement du soutien massif financier que pourrait apporter la communauté internationale au financement du futur Etat palestinien et à l’indemnisation des réfugiés en échange de leur renonciation au droit du retour ailleurs que dans leur nouvelle patrie.
Il semble peu vraisemblable que les pays ayant participé à la Conférence des donateurs, en décembre 2 007, à Paris, puissent tenir l’ensemble des engagements qu’ils avaient alors souscrits. De même, il semble peu probable que les Etats-Unis acceptent, comme l’avait suggéré George Bush en janvier 2 008, de jouer un rôle majeur dans la mise en place des procédures d’indemnisation éventuelle des réfugiés palestiniens. Autant de faits qui pourraient peser lourd dans la balance lors des prochaines discussions israélo-palestiniennes et qui confirment bien la mondialisation de la vie politique. Une crise à Wall Street a des répercussions immédiates, et pas simplement économiques, dans les rues de Ramallah ou de Tel Aviv. Pour le meilleur comme pour le pire.
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